FDJ : comment le groupe de jeux d’argent et de hasard profite de l’EURO 2024 pour renforcer sa position sur le marché ?

En 2023, les paris sportifs ont connu un essor remarquable en France et dans le monde, grâce à la reprise des compétitions sportives après la crise sanitaire, à l’attrait pour les sports populaires et à l’innovation des opérateurs. Parmi eux, la FDJ, leader des jeux d’argent et de hasard en France, a réalisé une performance exceptionnelle, avec une croissance de ses revenus, de sa marge et de son bénéfice.

L’année 2024 s’annonce comme une année riche en opportunités pour le secteur des paris sportifs, avec la tenue de nombreux événements sportifs majeurs, notamment les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et l’EURO 2024, la compétition européenne de football. La FDJ compte profiter de ces occasions pour renforcer sa position sur le marché.

Analyse de l’année 2023 : Croissance des paris sportifs

Selon l’ANJ, les mises en ligne ont atteint 2,4 milliards d’euros au quatrième trimestre 2023 (+28% par rapport à 2022) et 8 milliards d’euros sur l’année (+22% par rapport à 2022).La FDJ, leader du secteur des jeux d’argent et de hasard, a profité de cette croissance pour augmenter ses revenus de 6,5% et son bénéfice net de plus de 38%. Le groupe a misé sur la fidélité de ses clients, la diversification de ses réseaux et la qualité de son offre Parions Sport.

L’année 2023 a montré des évolutions chez les parieurs, qui sont plus jeunes (22% ont entre 18 et 24 ans), plus adeptes des paris en direct (68% des mises en ligne) et des paris combinés (plus de gains possibles).L’année 2024, quant à elle, s’annonce prometteuse pour le secteur des paris sportifs, avec de nombreux événements sportifs majeurs, dont l’EURO 2024, qui se déroulera en France du 11 juillet au 11 août 2024. La FDJ espère renforcer sa position sur le marché, tout en respectant l’éthique et la responsabilité du jeu.

Une marge en hausse pour la FDJ

La leader des jeux d’argent et de hasard en France, a réalisé une belle performance en 2023, grâce à un marché des paris sportifs dynamisé par la Coupe du Monde de football de 2022, à l’intégration de Zeturf, un opérateur de paris hippiques, et à des résultats sportifs favorables, notamment en Ligue des champions et en Ligue 1.

Le chiffre d’affaires de la FDJ a augmenté de 11,3% soit 657 millions d’euros et sa marge passe de 24% à 25,1%. Son bénéfice bondit de 38,1% soit de 425 millions d’euros. Ces chiffres tiennent compte de la reprise de provisions liées à des litiges avec d’anciens courtiers-mandataires. Sans cela, la marge serait de 24,3%.La FDJ a relevé son dividende à 1,78 euro par action pour 2023, contre 1,37 euro pour 2022.

Pour 2024, la FDJ prévoit une croissance de ses revenus de 5% sur les paris sportifs, la loterie et les jeux en ligne, et de 8% avec les autres activités internationales, paiement et service. La FDJ vise une marge de 24,5%.

La FDJ compte profiter des nombreux événements sportifs de 2024 tels que :

  • Coupe d’Afrique des nations ;
  • EURO 2024 ;
  • Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Mais la FDJ avertit que la marge élevée sur les paris sportifs en 2023 ne sera pas reconduite en 2024. À la Bourse de Paris, l’action FDJ gagne 1% en début de séance. Stifel mentionne des résultats solides, conformes aux attentes, un bénéfice net supérieur aux prévisions, un cash flow robuste à 586 millions d’euros et des perspectives en ligne avec les attentes.

Aucune nouvelle du côté de Bruxelles

La FDJ, ou Fédération Des Jeux en France, n’a pas donné de nouvelles sur l’enquête de la Commission européenne sur ses droits exclusifs. La FDJ a payé 380 millions d’euros à l’État français en 2020 pour garder ses droits sur la loterie et les paris sportifs pendant 25 ans. Ces droits représentent 95% de ses mises.

La Commission européenne soupçonne que la FDJ ait bénéficié d’un avantage économique injuste. Elle a envoyé une lettre à la France en décembre 2021 pour dire que la FDJ aurait dû payer plus cher pour ses droits. Depuis, il n’y a pas de nouvelles, ni de date pour la suite de l’enquête.

Cette enquête menace la FDJ, qui pourrait devoir payer un complément de prix. La banque Citi parle de plus de 1,5 milliard d’euros, tandis que l’analyste de Société Générale, Sabrina Blanc, est plus prudente et parle de 1,1 milliard d’euros dans le pire des cas.

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